Promotion de l’Etat Civil – Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ) https://www.dmjcm.org Mobilize youth to fully achieve their potentials. Sat, 19 Jun 2021 13:17:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.dmjcm.org/wp-content/uploads/2022/02/cropped-Logo-DMJ-new-carre-Youtube-98x98-1-32x32.jpg Promotion de l’Etat Civil – Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ) https://www.dmjcm.org 32 32 Diplômes et nationalité désormais possibles pour 45 jeunes de Tibati https://www.dmjcm.org/diplomes-et-nationalite-desormais-possible-pour-45-jeunes-de-tibati/ https://www.dmjcm.org/diplomes-et-nationalite-desormais-possible-pour-45-jeunes-de-tibati/#respond Sat, 19 Jun 2021 13:00:18 +0000 https://www.dmjcm.org/?p=3126 La question des actes de naissance est très préoccupante dans l’Adamaoua. Un très grand nombre d’enfants ne peut pas obtenir de diplômes ni de carte nationale d’identité, à cause de la non possession de ce précieux document. Depuis 2019 PRECISE-PREVICOS a entrepris des démarches pour l’établissement d’actes de naissance aux enfant. Deux ans après, les premiers fruits commencent à tomber.

« Il a fallu du temps« , s’est exclamé ainsi l’ex Président Départemental du CNJC du Djerem, Abdoullayi Bobbo, le relais de DMJ qui a suivi les dossiers devant le tribunal depuis mai 2019. Un rêve devenu réalité chez les parents des bénéficiaires et des bénéficiaires des jugements supplétifs introduits en mai 2019 devant le tribunal de premier Degré (TPD) de Tibati. C’est enfin deux ans après, donc en mai 2021, que les premiers actes de naissance par jugements supplétifs sont délivrés et remis aux bénéficiaires de Tibati dans le Djerem: 45 jeunes parmi lesquels les moto taximen pour la première vague ont enfin reçu leurs actes de naissance par jugement supplétif DMJ.

Les parents ont dû attendre pendant deux ans pour voir ainsi aboutir la procédure qui  a enfin permis à leurs enfants d’être de véritables citoyens, de poursuivre les études en toute quiétude

La région de l’Adamaoua est reconnue comme l’une des régions où le déficit d’actes de naissance est criard, selon les statistiques du BUNEC (Bureau National de l’Etat Civil).  L’acte de naissance est pourtant une pièce fondamentale sans laquelle un individu est vivant mais n’existe pas.  Sans cet acte, il n’appartient à aucune famille, il n’a pas de patrie, ni de pays, il ne peut pas voyager plus loin que son village, il ne peut pas se faire établir une carte nationale d’identité. Sans acte de naissance, l’enfant ne peut pas présenter un examen scolaire ni un concours.

Pour s’attaquer à ce problème, il fallait conscientiser les parents et enfants de l’Adamaoua sur les avantages et les possibilités d’avoir un acte de naissance. DMJ dans le cadre du projet  a dû creuser, chercher, fouiller, investiguer auprès des populations à travers des vox pop, interviews, émissions inter actives diffusées à travers les ondes radiophoniques,  ce qui pourrait expliquer ce déficit et les voies de recours possibles.

Pendant ses activités de sensibilisation et d’information sur les la procédure d’établissement d’acte de naissance par déclaration et par jugement supplétif, DMJ a tendu son micro dans les marchés, les places publiques, sur les ondes pour avoir une réponse à ce qui empêche aux parents de faire établir un acte à l’enfant dès sa naissance. Une pléthore de raisons recueillies plongent bons nombres de personnes dans cette situation qui plus tard devient très préoccupante, voire embêtante:

  • On est ignorant des procédures
  • On est négligent voire irresponsable
  • On est occupé
  • Pour certains hommes, la faute revient à la maman de l’enfant
  • Pour les femmes, c’est monsieur qui doit le faire

Au-delà de ces raisons citées, d’autres raisons plus sérieuses ont été identifiées tout long du processus:

  • La lenteur de la procédure au niveau des juridictions compétentes pour les cas de jugement supplétif (TPD, Tribunal de Grande Instance),
  • La non harmonisation des coûts du jugement supplétif dans les juridictions,
  • Le dialogue de sourds qui existe entre les acteurs de la chaîne d’établissement des actes,
  • La difficulté pour les bénéficiaires et les témoins de se déplacer tout le temps pour se présenter aux audiences devant les juridictions saisies des dossiers
  • L’obligation pour les parents et les témoins de comparaître devant la juridiction saisie du dossier si le bénéficiaire est âgé de plus de quatorze (14) ans.

Cette action s’inscrit dans le volet Citoyenneté et s’opérationnalise dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Encadrement Citoyen à l’Insertion socio Economique, par la Prévention des Violences et la Cohésion Sociale (PRECISE-PREVICOS, mis en œuvre avec l’appui de Pain Pour le Monde.

DMJ continue d’interpeller et d’accompagner les populations sur la question à travers les organisations qui ont pris à cœur cette problématique dans leur plan d’action, le slogan étant: Un enfant = 1 acte de naissance établi selon les procédures prévues par la législation en vigueur.

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