Droits humains et citoyenneté – Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ) https://www.dmjcm.org Mobilize youth to fully achieve their potentials. Thu, 06 May 2021 11:13:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.dmjcm.org/wp-content/uploads/2022/02/cropped-Logo-DMJ-new-carre-Youtube-98x98-1-32x32.jpg Droits humains et citoyenneté – Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ) https://www.dmjcm.org 32 32 Insécurité dans la ville de Maroua : Les jeunesde l’Extrême-Nord crient à leur manière https://www.dmjcm.org/insecurite-dans-la-ville-de-maroua-les-jeunesde-lextreme-nord-crient-a-leur-maniere/ https://www.dmjcm.org/insecurite-dans-la-ville-de-maroua-les-jeunesde-lextreme-nord-crient-a-leur-maniere/#respond Thu, 24 Dec 2020 13:15:04 +0000 https://www.dmjcm.org/?p=2787 Dénoncer les injustices sociales de façon sereine et citoyenne, c’est un des objectifs que s’est fixé l’association « Grand Slam National » à travers le concours « Septen’Crions » dont le thème était : « NON AU TERRORISME – LE JEUNE FACE A SA SECURITE ». Cela a eu lieu au RADEL, du 9 au 12 décembre 2020, en présence d’une kyrielle d’invités venus de tous les horizons de la ville de Maroua pour prendre part à cette grande cérémonie culturelle. Dynamique Mondiale des jeunes, Représentation Régionale pour l’Extrême-Nord et partenaire technique de cette grande fête, était membre du jury de la grande finale, aux côtés de plusieurs autre organisations de la société civile.

Trois établissements de la ville ont compéti : le Lycée Technique de Kakataré, le Collège Bilingue Jacques de Bernon et le Lycée Classique et Bilingue de Maroua. Ces derniers ont reçu les encouragements des membres de l’équipe d’organisation. Charles Wassing, promoteur de ce concours, les a appelé à prendre au sérieux cet art qui peut bien nourrir son homme tout en leur permettant d’aiguiser leurs armes en matière de dissertation littéraire.

Ces jeunes, conscients des  défis qui les interpellent à partir de la situation d’insécurité qu’ils vivent au quotidien, ont rédigé des textes de poésie qui allaient au-delà du simple slam, y associant des messages de paix dans le but de contribuer à leur manière à la sensibilisation des communautés, et surtout des jeunes de la région de l’Extrême-Nord qui s’adonnent pour certains dans des pratiques telles que la consommation de la drogue et autres stupéfiants, la corruption, le grand banditisme, et qui parfois manquent d’actes de naissance et de carte nationale d’identité.

La finale a permis de découvrir plusieurs talents cachés. Les jeunes, en plus du simple divertissement, ont adressé à leurs pairs des messages relatifs à plusieurs termes:

  • Ismaël WASIRI, 3ème du concours, a su défendre son texte juste en dénonçant les terrostistes comme des personnes qui méritent d’être traquées et mises en prison.
  • Dans le même ordre d’idée, ADIGUE MOUKOUTI Esperanza Vicky, 2ème, parlera de la compassion et de l’empathie qu’il faut avoir pour les personnes directement touchées par les actions terroristes. Selon elle, nous devons être vigilants et ne pas baisser les bras dans la lutte pour la recherche et la prévention de la paix et de la cohésion sociale.
  • Plus loin, DOUMAGAI WENAI Véronique, lauréate de cet évènement socio culturel, demandera aux uns et aux autres de ne pas se lasser. « Septentrions par la voie de Septen’Cri’ons, nous te crions… ne baissons pas les bras, ne gardons pas silence, mais dénonçons les injustices à tous les niveaux. » a-t-elle crié.

En considérant ces messages, il est clair que constater que les projets FoRB et PREVICOS mis en œuvre par DMJ, et qui cadre avec le domaine service civil pour la paix et sécurité humaine, ont bien leurs raisons d’être. Rendez-vous a été pris pour l’année prochaine pour un autre challenge.

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Liberté de Religion et de Croyance https://www.dmjcm.org/liberte-de-religion-et-de-croyance/ https://www.dmjcm.org/liberte-de-religion-et-de-croyance/#respond Mon, 20 Jul 2020 09:16:58 +0000 https://www.dmjcm.org/?p=2615

Le démarrage du projet Liberté de Religion et de Croyance (Freedom of Religion and Believe (FoRB)) est définitivement lancé au Cameroun, en dépit du contexte de Covid-19.

La maitrise de la situation par le gouvernement camerounais et les populations grâce au remarquable travail du secteur de la médecine ainsi que de la naturophatie, permet aujourd’hui de travailler sans trop grands risques.

A la faveur d’une telle évolution, l’équipe de DMJ Extrême Nord qui avait déjà effectué une tournée de prise de contact avec les cibles et parties prenantes du projet Liberté de Religion et de Croyance retourne sur le terrain depuis ce jour 8 juillet 2020. C’est pour sillonner les 8 localités du Mayo Sava dont elle a la charge pour collecter les données en vue d’établir la situation de référence du projet.

Cette mission a été précédée des ateliers internes d’appropriation des outils de collecte de données élaborés par le groupe de travail sur la base des indicateurs définis par l’ensemble des partenaires sous la conduite de Khilesh Chaturvedi.

Au cours de cette descente, l’équipe s’intéressera aussi à la dimension leadership de la jeunesse. Il sera important de connaitre l’état d’esprit de la jeunesse dans ces localités en ce qui concerne la liberté de religion et de croyance, ainsi que le rôle que joue actuellement la jeunesse dans cette optique. Il s’agira également de commencer à interroger le rêve des jeunes pour leur communauté en prévision de l’atelier ENVISAGER que Human Security Collective (HSC) devra organiser conjointement avec l’atelier de lancement officiel du projet FoRB.

Le Projet FoRB est mis en œuvre aux Philippines et au Cameroun en partenariat avec Mensen meet en Missie et HSC grâce à un appui du gouvernement fédéral de Hollande.

Les partenaires au Cameroun sont les organisations suivantes du Réseau Foi et Libération (RFL) : Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP) de Maroua/Mokolo, Conseil Supérieur Islamique du Cameroun (CSIC), Conseil des Eglises protestantes du Cameroun (CEPCA) et Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ).

Identifiée comme organisation stratégique pour traiter spécifiquement des questions de jeunesse, DMJ travaillera étroitement avec HSC pour l’organisation de 4 ateliers de promotion du leadership de la jeunesse, ceci dans le respect de quatre principes: le respect mutuel et de la spécificité de chaque partenaire, la transparence, la redevabilité, la communication et la subsidiarité qui suggère l’appropriation locale. C’est-à-dire que le succès de cet aspect du FoRB doit fortement dépendre du traitement de problèmes locaux à travers des solutions locales et la participation des jeunes locaux. Ce qui exige une adaptation constante au contexte et une compétence rigoureuse en animation communautaire.

Raison pour laquelle la mission en cours est déterminante pour disposer d’un état des lieux clair avant le déploiement des activités proprement dites du projet.

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Extrême-Nord : Boko Haram frappe en pleine crise sanitaire mondiale https://www.dmjcm.org/extreme-nord-boko-haram-frappe-en-pleine-crise-sanitaire-mondiale/ https://www.dmjcm.org/extreme-nord-boko-haram-frappe-en-pleine-crise-sanitaire-mondiale/#respond Fri, 17 Apr 2020 18:37:41 +0000 https://www.dmjcm.org/?p=1987 Alors que la planète toute entière est mobilisée contre la maladie au nouveau Coronavirus (nCOV), encore appelée Covid-19, les communautés de l’Extrême-Nord Cameroun subissent encore les attaques terroristes des différentes factions de Boko Haram. Entre le 18 mars 2020 (date d’entrée en vigueur des mesures barrières édictées par le gouvernement) et le 18 avril 2020 (soit un mois après), une dizaine d’attaques a été recensée dans les départements du Logone-et-Chari, Mayo-Sava et Mayo-Tsanaga.

  • Dans la nuit du 22 au 23 mars, Boko Haram a fait une incursion dans le village Toufou II, canton de Tourou (Mayo-Tsanaga) : 4 villageois ont trouvé la et une dizaine de maisons a été incendiée. Dans la même nuit, à Kolofata cette fois (Mayo-Sava), des membres présumés de Boko Haram ont tué un homme dans sa maison.
  • Le 24 mars au matin, une kamikaze s’est faite exploser à proximité du Lycée technique de Mora. Aucune victime (à part la kamikaze) n’a été enregistrée. Le même jour, des terroristes de la faction Barnawi ont enlevé un agent communal en service à la mairie de Hile-Alifa (Logone-et-Chari). L’enlèvement a eu lieu à Tchika, un village à proximité du Lac Tchad. C’est aussi en ce même jour qu’un commando de Boko Haram a attaqué une base de l’armée tchadienne, faisant 98 morts et une cinquantaine de blessés dans les rangs des soldats.
  • Le 25 mars, Boko Haram attaque et saccage le Centre de Santé Catholique de Goudjimdélé (Mayo-Sava). Le même centre a été attaqué en 2015 et en 2018. Le lendemain (26 mars), une femme de Goudjimdélé se rendant à Tolkomari a marché sur une mine dissimulée sur la route et a perdu la vie. Il est de la stratégie des terroristes de miner les voies d’accès dans les villages qu’ils attaquent, pour perturber l’arrivée des renforts militaires.
  • Le 05 avril, un double-attentat à Amchidé (Mayo-Sava) a fait 07 morts et 15 blessés. Le même jour, deux militaires en service à Mada (Logone-et-Chari) et en permission, sont tombés dans une embuscade entre Zigué et Zigagué sur l’axe national N-1.
  • Dans la nuit du 05 au 06 avril, Boko Haram attaque Gossi, canton de Tourou (Mayo-Tsanaga) et tue 03 personnes.
  • Dans la nuit du 07 et 08 avril, c’est encore le canton de Tourou (Mayo-Tsanaga) qui est attaqué, cette fois le village Toufou 1. Les terroristes ont incendié et pillé plusieurs maisons, et saccagé le centre de santé protestant. Un vieil homme de 70 ans a aussi trouvé la mort. Selon le Chef du centre de santé saccagé, les terroristes ont emporté des médicaments, du matériel médical et tous les masques chirurgicaux, faisant nourrir l’idée selon laquelle Boko Haram serait en train de s’apprêter pour faire face au Covid-19.
  • Dans la nuit du 11 au 12 avril, une kamikaze qui s’est faite exploser à Ashigashia (Mayo-Sava) faisait deux autres morts.
  • Dans la nuit du 15 au 16 avril, Boko Haram tente d’attaquer les villages de Tayer et Ouro-Dollé dans le Mayo-Sava, mais les insurgés ont replié suite à la riposte de l’armée alertée par les comités de vigilance.

Pour l’instant, l’Extrême-Nord (et le Nord-Ouest) sont les seules régions du Cameroun qui n’ont pas encore de cas de Covid-19 déclarés. Ces deux régions sont aussi en proie à la montée de l’extrémisme violent avec Boko Haram à l’Extrême-Nord, et les séparatistes ambazoniens au Nord-Ouest (et au Sud-Ouest). C’est officiellement depuis mai 2014 que le Cameroun est en guerre contre Boko Haram.

Abélégué Alliance Fidèle

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L’Acte de naissance : certificat qui confère la citoyenneté https://www.dmjcm.org/lacte-de-naissance-le-certificat-qui-confere-la-citoyennete/ https://www.dmjcm.org/lacte-de-naissance-le-certificat-qui-confere-la-citoyennete/#respond Tue, 12 Nov 2019 11:13:33 +0000 https://www.dmjcm.org/?p=1464 Le Cameroun est  dans un  vaste chantier  pour son développement.  Il a engagé une course vers son émergence. Il est également engagé dans l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD).  Son émergence est la somme des émergences de toutes les régions, la somme des émergences de toutes les couches de la société de tous les secteurs. Or il se peut que cette émergence soit entachée de quelques handicapes. Le développement  se mesure à tous les niveaux, individuel, communautaire et sociétal.

Sans acte de naissance, l’individu n’a pas de famille, ni de patrie, pas de nationalité, n’existe pas bien que vivant, bref ne peut pas jouir de ses droits fondamentaux. Conscient de cette réalité et face à la pratique qui est à la mode, à savoir de priver les enfants de ce précieux sésame, consciemment ou par ignorance, DMJ, comme d’autres organismes donne la sonnette d’alarme.

Comment  donc les politiques publiques peuvent- elles initier  des projets de développement fiables lorsqu’on ne peut pas avec exactitude donner le chiffre de la population ? Comment prétendre au développement lorsque les individus ne comprennent pas encore l’importance des actes d’état civil qui leur confèrent les attributs de citoyens ?

Ce questionnement a amené le gouvernement camerounais à mettre sur pied un organe pour réguler le domaine des actes d’état civil : le BUNEC entendu Bureau national de l’état civil. Cependant, pour que cet acteur majeur puisse atteindre les objectifs à lui assignés, il faut bel et bien la participation de tous. C’est pourquoi les jeunes doivent être mobilisés pour la cause à travers les mouvements qui les regroupent, les parents doivent être conscientisés.

Une large sensibilisation est nécessaire autour de cette gangrène qui au demeurant fauche un bon nombre d’enfants, les freine dans leur cursus scolaire. Lorsque l’intéressé frappe aux portes du secondaire, voilà les parents confrontés à tout genre de difficultés : frais de dossiers, procédure d’obtention du jugement supplétif. Très souvent, découragés, ne disposant pas de moyens financiers subséquents, les parents optent pour l’abandon de l’école par l’enfant afin que celui-ci les aide dans les tâches domestiques ou à faire des rentrées financières pour soutenir la famille, malgré son jeune âge s’il est de sexe masculin. Par contre, si c’est une fille, elle est très souvent virée dans un mariage forcé.

Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ) n’entend pas rester en marge de la recherche des  solutions, étant donné que tout enfant a droit à un acte de naissance. C’est un droit fondamental qui est visé par l’article 7 de la Convention relative aux droits de l’enfant signé et ratifié par le Cameroun qui stipule que : « L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux. »

 Quel avenir pour le Cameroun qui bataille pour son émergence ? Pendant ce temps, la sous scolarisation monte en puissance, sans oublier la délinquance juvénile avec tous les impacts sur la cohésion sociale, tout simplement du fait du défaut d’acte de naissance qui fait basculer négativement le destin d’un enfant.

Il est de bon ton que  le message atteigne le paysan lamda qui est au fin fond de son village, que les mentalités changent et que tous les enfants aient une nationalité et appartiennent à une patrie :  le Cameroun.

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